Résultat de votre recherche

Immobilier en Grèce 2026, une croissance qui dépasse l’Italie, l’Espagne et le Portugal

by Grece.IMMO sur 27/05/2026
Immobilier en Grèce 2026, une croissance qui dépasse l’Italie, l’Espagne et le Portugal
Comments:0

Les dernières statistiques publiées par la Banque de Grèce démontrent que le marché immobilier grec connaît une dynamique toujours élevée. En l’occurrence, cette étude montre que les prix des appartements ont augmenté en moyenne de 8,7 % en 2024, après une flambée de 13,9 % en 2023. Cette progression reste soutenue, même si elle ralentit légèrement. Les logements neufs (moins de cinq ans) affichent une hausse encore plus marquée. Notamment, +10,1 % en 2024, contre +7,8 % pour les logements anciens.

La tendance se confirme début 2025 : au deuxième trimestre 2025, les prix progressent encore de 7,3 % sur un an. On remarque des hausses particulièrement fortes à Thessalonique (+8,8 %) et dans les autres régions du pays (+8,8 %). Athènes, plus mature et déjà très valorisée, affiche une hausse plus modérée de 5,9 % sur la même période.

La demande reste largement supérieure à l’offre

Les études de marché confirment cette dynamique. Un rapport récent souligne que la demande reste largement supérieure à l’offre, notamment pour les biens premium et les résidences répondant aux standards modernes. Les investisseurs étrangers jouent un rôle majeur : en 2024, les revenus nets issus des investissements immobiliers étrangers ont bondi de 28,9 %, soutenus notamment par le programme Golden Visa.

L’activité résidentielle bondit

La construction repart également à la hausse : sur les onze premiers mois de 2024. L’activité résidentielle a augmenté de 30,3 % en nombre de nouveaux bâtiments, et de 22,7 % en volume structurel. Malgré cela, l’offre reste insuffisante pour absorber la demande, ce qui entretient la pression sur les prix.

Autre donnée notable : fin 2024, l’indice national des prix immobiliers n’était plus qu’à 0,4 % de son record historique de 2008. Tandis que les appartements neufs ont même dépassé ce pic de 5,6 % .

Face à l’Italie, à l’Espagne ou au Portugal, la Grèce affiche une trajectoire immobilière singulière.

Là où les trois autres pays ont connu une hausse rapide des prix après la pandémie, ils entrent désormais dans une phase de stabilisation, voire de ralentissement.

  • En Espagne, les prix progressent encore mais à un rythme plus modéré, autour de 4 à 5 % par an, avec de fortes disparités régionales.

  • Le Portugal, longtemps champion de l’attractivité internationale, voit sa croissance immobilière s’essouffler. Notamment, depuis la fin du programme Golden Visa immobilier et l’explosion des prix à Lisbonne et Porto.

  • Quant à l’Italie, elle reste un marché très contrasté : Milan et certaines zones touristiques montent, mais une grande partie du pays affiche une croissance faible, parfois quasi nulle.

La Grèce, elle, continue de grimper à un rythme nettement supérieur. Plusieurs raisons expliquent cet écart. D’abord, les prix grecs partaient de beaucoup plus bas après une décennie de crise économique. Ensuite, l’offre reste structurellement limitée. Notamment à Athènes, où la construction neuve a longtemps été quasi inexistante. Enfin, l’intérêt des investisseurs étrangers ne faiblit pas, contrairement au Portugal ou à l’Espagne où les politiques publiques ont resserré les conditions d’achat.

Autre différence majeure : la Grèce attire désormais autant pour l’investissement locatif que pour la résidence principale, portée par une classe moyenne locale qui revient sur le marché après des années d’attentisme. En Espagne et au Portugal, la pression touristique et les restrictions sur les locations de courte durée ont modifié les stratégies d’achat. En Italie, la démographie en déclin limite mécaniquement la demande.

La Grèce se distingue par une dynamique encore ascendante

En somme, la Grèce se distingue par une dynamique encore ascendante, là où ses voisins du Sud entrent dans une phase de maturité. Reste à savoir combien de temps cette croissance pourra se maintenir face aux tensions sur l’offre, au coût des matériaux et à la capacité des ménages grecs à suivre la cadence.

Découvrez aussi – Grèce : le régime fiscal à 7 % pour les retraités étrangers, une opportunité unique pour s’expatrier

En résumé, le marché immobilier grec reste l’un des plus dynamiques d’Europe. En l’occurrence, porté par la demande internationale, la reprise économique et une offre encore limitée. Les prix continuent de grimper, mais à un rythme plus mesuré qu’en 2024‑2025. Les perspectives pour 2026 demeurent très positives, même si les analystes soulignent que les tensions géopolitiques et le coût élevé des matériaux pourraient freiner la construction et maintenir la pression sur les prix.

Partager

Comparer

>