Coûts de location en Grèce 2026 plafonnement hausse prix et mesures logement
La Grèce se prépare à 2026 avec un ensemble de réformes inédites pour juguler l’explosion des coûts de location qui pèsent sur les ménages, les étudiants et les familles. Le gouvernement concentre ses efforts sur l’offre, la transparence et la régulation pour contrecarrer des hausses qui, dans certaines zones, ont dépassé 4 % en 2025 et continuent de grimper dans des marchés comme Athènes ou les Cyclades.
Les loyers deviennent une part de plus en plus lourde du budget des ménages grecs. Selon des données récentes, les Grecs dépensent en moyenne plus de 35 % de leur revenu disponible pour se loger, bien au-dessus de la moyenne européenne.
Objectifs gouvernementaux pour 2026
Face à cette pression, Athènes a dévoilé un plan ambitieux visant à plafonner de fait les coûts de location dans plusieurs segments clés du marché. Les lignes directrices reposent sur trois piliers :
-
Incitations financières aux propriétaires : les logements vacants transformés en locations à long terme bénéficient d’exonérations fiscales significatives pendant trois ans. Dans le même temps, le taux d’imposition des revenus locatifs est réduit pour les tranches moyennes, encourageant une offre stable sans taxes écrasantes.
-
Conditions strictes dans les programmes publics : toute propriété réhabilitée ou construite avec des aides publiques doit être louée à des niveaux de loyer administrativement fixés, empêchant des augmentations excessives.
-
Nouveaux cadres pour les locations à long terme : certains projets de construction ou conversions d’immeubles en logements destinés à la location sur une longue période recevront des avantages fiscaux, à condition de respecter des seuils de loyer abordables.
Ces mesures ne se contentent pas d’un simple gel : elles cherchent à orienter la formation des prix tout en élargissant l’offre de logements disponibles.
Banque obligatoire et transparence des transactions
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, toutes les transactions de loyer devront être réalisées par virement bancaire vers un compte propriétaire enregistré auprès de l’administration fiscale grecque. Cette règle vise à combattre l’évasion fiscale massive et à renforcer la transparence du marché locatif. Les loyers non déclarés par paiement « en main » ne seront plus acceptés.
Pour les bailleurs, un défaut de conformité signifie la perte d’avantages fiscaux clés, tandis que les locataires qui ne respectent pas ce mécanisme verront leur éligibilité aux aides au logement retirée.
Impact sur l’offre de logements
Une autre composante du plan 2026 est l’incitation à convertir les propriétés auparavant dédiées au tourisme en logements permanents. La Grèce avait déjà instauré des cadres limitant l’usage des locations de courte durée (STR) comme Airbnb. Notamment en réduisant les nouvelles inscriptions et en étendant des interdictions dans le centre de Thessalonique.
L’objectif détaillé est d’augmenter l’offre long terme. En fait, la prolifération des STR a réduit la disponibilité de logements. En l’occurrence, en contribuant à la hausse des coûts de location pour les résidents permanents.
Les limites du plafonnement et les défis
Malgré ces efforts, plusieurs économistes et acteurs de l’immobilier soulignent les obstacles à un plafonnement effectif.
Déséquilibre offre-demande profond
Le marché locatif grec souffre d’une pénurie structurelle, notamment dans les zones urbaines attractives où la construction reste limitée.
Variations régionales importantes
Les loyers vont de ~€8 à €20/m² selon la qualité du logement et la localisation (Athènes, banlieues, îles).
Saisonnalité touristique
La pression des locations estivales sur les îles et les centres touristiques rend difficile une régulation uniforme des coûts toute l’année.
Perspectives pour 2026 et au-delà
En 2026, les coûts de location en Grèce pourraient se stabiliser ou croître moins rapidement. Et ce, grâce à la combinaison de plafonds, d’incitations et de règles fiscales. Toutefois, sans augmentation significative de l’offre, certains marchés sensibles risquent de rester tendus.
Voir aussi: Le marché immobilier primaire d’Athènes connaît une transformation sans précédent
L’exemple grec attire aussi l’attention de l’Union européenne. En effet, l’UE planifie des mesures similaires contre la hausse des loyers dans d’autres États membres.


